L’Impasse de Colette.

 » Une certaine paresse, les soins de la beauté, la lenteur de ses gestes raccourcissaient pour Elsie les heures du jour. Celles de la nuit, confiées au sommeil ou à l’amour, semblaient brèves. Ayant affirmé tous deux, en temps utile, qu’entre amants le silence est auguste, ils pouvaient se taire impunément, jusqu’à nouvelle ordre. Ils ne sortirent, ne rentrèrent, n’errèrent dans les bois qu’ensemble, appuyés l’un à l’autre, ou lui derrière elle, elle traînant sur ses pas un ruban, le bout d’un voile, le pan d’une robe, comme une laisse rompue. »

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